Un salarié du nucléaire irradié !

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Un salarié d’une entreprise extérieure qui contrôlait un chantier à la centrale de Chinon a été exposé à un objet radioactif, une pièce métallique qu’il avait ramassée par terre, a indiqué EDF vendredi dans un communiqué.
Cet incident, intervenu le 23 avril, a été classé au niveau 2 de l’échelle INES (échelle internationale de classement des événements nucléaires), selon le communiqué. Le salarié, “un responsable expérimenté d’une entreprise extérieure spécialisée”, a aperçu sur le sol “une petite pièce métallique et l’a ramassée”. “Constatant une alarme sur son dosimètre, il l’a très vite déposée dans un récipient avant de quitter la zone de travail”, a précisé EDF.

Une main du salarié a été exposée à une dose évaluée au maximum à 1,5 fois la limite annuelle réglementaire.

Il fait l’objet d’une surveillance médicale.
L’incident s’est produit dans l’unité de production n°4 de la centrale de Chinon, en arrêt pour maintenance et rechargement de combustible.

Article du monde:

Un salarié d’une entreprise extérieure qui contrôlait un chantier à la centrale de Chinon a été exposé à un objet radioactif, une pièce métallique qu’il avait ramassée par terre, a indiqué EDF vendredi dans un communiqué. Cet incident, intervenu le 23 avril, a été classé au niveau 2 de l’échelle INES (échelle internationale de classement des événements nucléaires), selon le communiqué. Le salarié, “un responsable expérimenté d’une entreprise extérieure spécialisée”, a aperçu sur le sol “une petite pièce métallique et l’a ramassée”. “Constatant une alarme sur son dosimètre, il l’a très vite déposée dans un récipient avant de quitter la zone de travail”, a précisé EDF. Une main du salarié a été exposée à une dose évaluée au maximum à 1,5 fois la limite annuelle réglementaire. Il fait l’objet d’une surveillance médicale. L’incident s’est produit dans l’unité de production n°4 de la centrale de Chinon, en arrêt pour maintenance et rechargement de combustible.

Analyse radioprotection externe:

En s’en tenant à la déclaration EDF du com de presse, la dose peau évaluée  est de 0,75 Sv (750 mSv). 
D”après la lettre de l’ASN, le DDD à 1 m mesuré (par EDF probablement) est de 11 mSv/h. L’agent portait une tenue Muru (tenue étanche ventilée) et des gants vinyle dont on peut évaluer l’épaisseur à 2 mm (0,002 m). 
Si l’on fait le calcul dose/distance qu’on nous apprend en stage, DOSE X distance² = dose X DISTANCE², on obtient un DDD de 2750 Sv/h à 2 mm (0,011 X 1² = 2750 X 0,002²).
EDF a du considérer que la pièce avait été tenue pendant 1 seconde, ce qui occasionne 0,76 Sv à la main (2750/3600). 1 s, ça parait faible pour ramasser un objet, le changer de main et le jeter, tout en ne s’irradiant qu’une main… 2 à 3 s paraissent plus plausible (faite l’essai), soit 1 s environ à chaque main. 
Cependant, les DDD donnés dans la lettre ASN sont bien plus importants et donnent par calcul à 2 mm des valeurs de l’ordre de 10 000 Sv/h (en prenant 1 Gy = 1 Sv). A ce niveau là, il s’agit probablement de quelque chose venant de la cuve. Un morceau de combustible, de gaine, un produit de fission pourquoi pas ? 
10 000 Sv/h tenu pendant 1 s, cela fait 2,7 Sv soit plus de 5 fois la limite réglementaire, selon la formule consacrée.
Il faudrait pouvoir aussi reconstituer la dose aux gonades (bien plus proches de la pièce irradiante que le dosimètre), surtout si le salarié est en âge de procréer.

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